Campagne de communication « Chez Nous »

Lancement d’une campagne valorisant la prise en charge au sein des cliniques et hôpitaux privés.

En cette période où des orientations politiques semblent vouloir remettre en cause certaines des missions pourtant assurées avec professionnalisme par les cliniques et hôpitaux privés, une communication s’adressant directement aux 8 millions de patients qui leur fond confiance chaque année a été lancée.

Le concept de cette campagne est différent des autres puisqu’elle s’appuie sur le slogan « Chez Nous ».

Au travers d’affiches mises en valeur au sein de leurs établissements de santé, les cliniques et hôpitaux privés montrent à nouveau combien leur rôle est essentiel dans la prise en charge de la population y compris pour les missions de service public telles que les urgences.

Pour plus d’information sur les cliniques et hôpitaux privés :
http://www.agirpourlasante.fr/qui-sommes-nous/

Laisser un commentaire |

Comment les cliniques prennent en charge les bébés prématurés

En France, environ 6% des bébés naissent prématurément, c’est-à-dire avant la 37e semaine de grossesse en partant du 1er jour des dernières règles (vous suivez ?). Quand ils naissent à moins de 33 semaines, on parle de grands prématurés. En France, on compte 175 maternités privées dont 47 de niveau 2 (celles capables de prendre en charge des grands prématurés).

Les maternités sont classées en quatre catégories selon les mêmes critères pour les établissements publics et privés.
- Les maternités de niveau 1 accueillent les mamans dont la grossesse et l’accouchement ne présentent aucun risque. Elles concernent heureusement les cas les plus fréquents, c’est pourquoi elles sont les plus nombreuses. Il n’y a pas de service de néonatologie sur place.
- Les maternités de niveau 2A et 2B accueillent les mamans qui accouchent de bébés avant la 37è semaine de grossesse. Un pédiatre est présent à temps plein (pour les 2B) ou à temps partiel (pour les 2A) et les prématurés qui respirent de façon autonome peuvent être pris en charge. Les grands prématurés, s’ils respirent seuls, peuvent aussi être accueillis dans les maternités de catégorie 2B car elles sont pourvues de matériel d’aide respiratoire non invasif (qui n’entre pas dans la trachée).
- Les maternités de niveau 3 peuvent prendre en charge les bébés prématurés qui ont besoin d’être réanimés et qui ne respirent pas seuls.
Ce classement ne répond donc pas à des critères de qualité, mais d’équipement en fonction des besoins.

Philippe Mussat, pédiatre à l’hôpital privé Seine-Saint-Denis-Le Blanc-Mesnil, indique qu’en cas de naissance prématurée, il vaut mieux être au bon endroit au bon moment pour éviter d’avoir à organiser un transfert par le SAMU d’un établissement à un autre.
En Ile-de-France, par exemple, il n’existe pas de maternité privée de niveau 3, c’est pourquoi quand les circonstances l’exigent, les bébés et leur maman sont transférés vers un établissement public. « Toutes les maternités de la région parisienne travaillent en réseau. Il n’y a pas de scission entre le privé et le public. Nous avons une équipe de médecins chevronnés et un plateau technique très performant, les hôpitaux n’hésitent pas à transférer des patientes vers notre établissement. D’ailleurs, dans l’équipe de pédiatres, la plupart vient du public. Et en ce qui me concerne, j’y travaille toujours ».

Sur la question des coûts, Philippe Mussat rappelle qu’aucun dépassement d’honoraire n’est pratiqué pour l’hospitalisation d’un enfant en service de néonatologie: « nous accueillons tous les patients sans distinction, et bien entendu les mamans bénéficiaires de la CMU ou de l’AME ».

Pour mettre au monde un bébé prématuré, la question à se poser n’est donc pas « clinique ou hôpital ? ». Mieux vaut plutôt choisir la maternité adaptée à ses besoins et à son terme.

Laisser un commentaire |

Certaines régions se vident peu à peu de leurs médecins. Comment lutter ?

Comment faire en sorte que l’offre de soins soit mieux équilibrée sur l’ensemble du territoire ? Comment inciter les médecins à mieux se répartir ? Pour Jean Halligon, praticien à la Clinique de l’Anjou, penser collectif serait d’une aide précieuse.

Jean Halligon note une contradiction assez étonnante : « il n’y a jamais eu autant de médecins en France, mais ils sont mal répartis ».
A l’issue de leur formation, les jeunes médecins ont le choix entre deux statuts : le salariat (en rejoignant un hôpital, un laboratoire pharmaceutique, une institution, une administration…) ou le libéral (en rejoignant un cabinet médical, une clinique). Et aujourd’hui, seuls 10% des jeunes médecins choisissent le libéral ! Pour expliquer ce phénomène des déserts médicaux, il y a donc deux facteurs : la mauvaise répartition géographique, mais aussi la mauvaise répartition des modes d’exercice.
S’ajoutent à cela deux autres paramètres : le vieillissement des professionnels de santé et la diminution de la disponibilité en temps médical. C’est-à-dire que beaucoup de médecins partent ou vont partir à la retraite, et les jeunes médecins qui entrent dans la profession souhaitent travailler moins que leurs aînés : c’est l’effet indirect des 35h en vigueur dans le secteur salarié.

Alors, comment limiter l’expansion des déserts médicaux ? Comme le prône le Dr Halligon : en reconsidérant le secteur libéral !
Mal connu des jeunes et a priori peu séduisant, il draine peu de professionnels. Certes, il ne présente pas que des avantages, mais il existe des solutions pour le rendre attractif.
Le statut libéral fait peser plus de charges, plus de responsabilités et plus de tâches administratives sur le praticien, alors qu’il devrait pouvoir consacrer 100% de son temps à la pratique médicale. Pour cela, il faudrait qu’il puisse s’entourer de professions paramédicales et administratives, mais tout ça a un coût. D’où l’intérêt de multiplier les cabinets ou maisons de santé adossés à des établissements de santé (cliniques ou hôpitaux), pour que les médecins libéraux ne pratiquent plus de façon isolée, mais qu’ils puissent profiter de services administratifs et paramédicaux mutualisés – un vrai travail d’équipe, ce dont la profession a réellement besoin.
En matière d’aménagement du territoire et d’accès aux soins, ce travail collectif permettrait à des médecins de s’organiser pour assurer des permanences autant que des consultations au plus près du domicile des patients – pour que chacun, où qu’il soit sur le territoire, puisse bénéficier de soins médicaux. »

Un commentaire |

L’éducation thérapeutique : rendre le patient acteur de son traitement

L’éducation thérapeutique du patient, c’est l’aider à acquérir et maintenir des compétences lui permettant de gérer sa pathologie et son traitement. Comme le souligne Séverine Frigout, coordinatrice des établissements Nephrocare Ile-de-France, « l’idée est d’amener le patient à se prendre en main et à agir pour sa santé afin d’arriver à un équilibre entre sa vie et sa maladie ».

L’éducation thérapeutique est à distinguer de l’information au patient. Ellle concerne essentiellement les maladies chroniques – les pionniers en la matière sont les services de diabétologie, de traitement du HIV… Ils sont parmi les premiers à avoir impliqué le patient, en prenant en compte le fait qu’il vit avec sa maladie et la connaît a priori mieux que les soignants.

Le programme d’éducation thérapeutique du patient « Ma vie avec la dialyse », dispensée par les établissement du groupement Nephrocare IDF, consiste notamment à éduquer les patients dialysés sur deux risques principaux liés à leur pathologie : l’hyperkaliémie (excès de potassium dans le sang) qui peut entraîner un arrêt cardiaque, et l’œdème aigu du poumon qui peut survenir car le malade n’élimine plus l’eau qu’il absorbe.
Pour prévenir de l’hyperkaliémie, le patient va apprendre à composer un repas équilibré en potassium au cours d’ateliers de groupe avec de faux aliments, ou des photos, ou tout simplement un paperboard… selon le support qui lui semble le plus intuitif. Il va aussi apprendre à interpréter les éventuels signes tels que les fourmillements, les crampes… symptomatiques de l’hyperkaliémie, pour réagir en conséquence et prendre les médicaments nécessaires.
Pour prévenir de l’œdème aigu du poumon, le patient va apprendre à gérer les apports en liquide dans le cadre de son alimentation en fonction de ce qu’il urine, à reconnaître les différents récipients et leur contenance…
Une équipe pluri-disciplinaire ( néphrologues, infirmières, diététicienne, référent psycho-social, secrétaire ) et des patients sont impliqués dans la conception et le déroulement du programme, et un patient expert diplômé d’un DU d’éducation thérapeutique anime des groupes de parole.

Séverine Frigout précise que l’éducation thérapeutique du patient nécessite une formation et une autorisation de l’Agence régionale de santé. « C’est une révolution dans la prise en charge du patient qui a un fort impact sur la pratique professionnelle pour les soignants qui y sont formés. Pour ma part, ça a réellement modifié mon rapport avec mes patients ».

Laisser un commentaire |

La formation des praticiens en clinique

Comment sont formés les professionnels de santé qui pratiquent en clinique ? Suivent-ils un cursus différent de ceux qui travaillent en hôpital public ? Sont-ils mieux ou bien formés ?

Quelle que soit la structure où il exerce, un médecin suit toujours sa formation initiale à l’hôpital – c’est-à-dire ses études et son internat. « Si la formation initiale était mauvaise, cela voudrait dire que les médecins pratiquant dans le public comme dans le privé sont mauvais. Or ce n’est pas le cas », souligne Jean-Luc Baron, chirurgien à la clinique Clémentville de Montpellier et président de la Conférence nationale des présidents de CME de l’hospitalisation privée.

Une fois entré dans la vie professionnelle, le médecin continue à se acquérir des connaissances tout au long de sa carrière. C’est ce qu’on appelle la formation continue. La médecine étant en évolution constante, les professionnels de santé doivent régulièrement se former sur les nouvelles technologies, intégrer les nouvelles pratiques, prendre en considération la gestion des risques liés à ces nouvelles pratiques et ces nouvelles techniques… Bref, assimiler tout ce qui ne fait partie de la formation initiale ou qui relève des mutations de la profession.
« Les médecins sont obligés de se former individuellement en permanence, dans le cadre d’événements organisés par des sociétés savantes, des congrès… C’est indispensable pour conserver sa clientèle et ne pas avoir des pratiques obsolètes », précise Jean-Luc Baron.

Les praticiens sont ainsi poussés par les technologies innovantes et ont tout intérêt à s’y former. Mais pour s’équiper avec du nouveau matériel, tout hôpital doit faire une demande d’autorisation à la Haute autorité de santé (HAS). Et les hôpitaux publics sont souvent « servis en premier ».

Les médecins qui pratiquent en clinique sont donc formés à l’utilisation d’équipements techniques innovants (par exemple pour de la radiologie, de la neurochirurgie…) mais n’en disposent pas immédiatement sur leur plateau technique. Ce qui laisse malheureusement penser aux patients que les médecins exerçant en clinique sont parfois moins bien formés. En réalité, le problème rencontré par certains hôpitaux privés n’est donc pas celui de la qualification de son personnel, mais plutôt des autorisations délivrées par les tutelles.

Laisser un commentaire |

La télémédecine : comment ça marche ?

La télémédecine regroupe l’ensemble des pratiques issues de la rencontre des technologies de l’information et de la communication (TIC) et de la médecine. Cela couvre un domaine assez large allant du transfert de données à la relation patient-médecin.

Attention, la télémédecine n’induit pas que les médecins seront progressivement remplacés par des ordinateurs. Loin de là ! Il s’agit simplement de permettre un meilleur accès à des prestations de santé spécialisées, mais aussi d’améliorer la circulation d’informations entre médecins, et entre le patient et son médecin.

Prenons un exemple concret : un patient est emmené aux urgences dans l’établissement de santé le plus proche de chez lui pour un problème faisant appel aux compétences d’un service de gastro-entérologie… Or l’hôpital où il est admis n’en dispose pas. Grâce à la télémédecine, le service concerné pourra être sollicité dans un autre établissement de santé, permettant de réagir rapidement avec l’aide de spécialistes adaptés, tout en évitant un déplacement supplémentaire au malade.

Ceci est un exemple parmi d’autres car la télémédecine – aussi appelée télésanté – s’applique à une grande variété de domaines :
- la consultation médicale grâce à la téléconsultation / télédiagnostic
- la surveillance de personnes – en perte d’autonomie, par exemple – avec la télésurveillance
- le recueil d’avis d’expert via la télé-expertise
- la consultation de données et d’information médicales grâce à la téléformation
- la manipulation de matériel médical avec la téléchirurgie .

L’intérêt de la télémédecine est de « faire voyager les informations plutôt que le malade », mais elle pose évidemment la question de la sécurisation des données en circulation et celle des pratiques de l’examen clinique ; elle pose aussi des questions éthiques car, historiquement, le soin repose entre autres sur le contact humain.

Laisser un commentaire |

Pourquoi j’ai décidé de rejoindre un établissement de santé privé

Comme tout médecin, Olivier Jourdain a été formé en CHU, c’est-à-dire à l’hôpital public. Après avoir fait son internat à Bordeaux et à Tours, il a rejoint la polyclinique Jean Villar à Bordeaux il y a plus d’une dizaine d’années. Un choix déterminé avant tout par le projet médical de l’établissement.

 

Continuer la lecture

Laisser un commentaire |

Se préparer à l’approche de l’hiver avec l’homéopathie

A l’approche de l’hiver, comment préparer son organisme à lutter contre les rhumes et l’état grippal ? En hiver, le manque de lumière et le froid entraînent parfois une baisse de régime. L’homéopathie et les oligo-éléments peuvent être de précieux alliés.

Continuer la lecture

Laisser un commentaire |

Les Agences régionales de santé (ARS), c’est quoi ?

Les ARS existent depuis avril 2010, instaurées par la loi HPST. Il y en a en tout 26, soit (presque) une par région. Quel est leur rôle, à quoi servent ces Agences régionales de santé ?

Continuer la lecture

Un commentaire |

Aides se bat pour une prise en charge des soins la plus complète possible

A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le Sida, retour sur l’un des combats de l’association Aides : faire en sorte que les soins aux personnes atteintes par le VIH soient pris en charge le mieux possible.

Continuer la lecture

Laisser un commentaire |