Certaines interventions chirurgicales qui nécessitaient autrefois une hospitalisation sont aujourd’hui pratiquées en mode « ambulatoire », en accord entre le médecin et son patient. C’est-à-dire qu’on peut rentrer chez soi quelques heures après l’opération. Soyez rassuré, vous n’êtes pas livrés à vous-même, votre médecin reste disponible.

Cette procédure concerne plusieurs dizaines d’actes chirurgicaux différents, notamment ceux qui sont les plus fréquents en nombre d’interventions annuelles comme la chirurgie de la cataracte, du canal carpien, de la hernie inguinale ou encore la chirurgie des varices… Ces interventions concernent toutes les spécialités chirurgicales. Par exemple, en chirurgie oculaire, la cataracte est la plus fréquente des interventions, et plus de 90 % de la chirurgie oculaire est réalisable en chirurgie ambulatoire ; en chirurgie orthopédique et traumatologique ou en chirurgie viscérale, plus de 75 % des interventions sont aussi réalisables en ambulatoire.
C’est tout d’abord l’un des moyens de lutter contre les infections nosocomiales, ces infections que l’on peut contracter lors d’un séjour en milieu hospitalier malgré toutes les précautions prises par les praticiens.
Lors d’interventions en chirurgie ambulatoire, le praticien apporte la même attention au patient que pour une opération « traditionnelle » en matière d’hygiène et de sécurité, et l’hôpital reste ensuite joignable à tout moment une fois le patient rentré chez lui.

C’est aussi un avantage considérable en matière de confort. On ne passe plus de nuit à l’hôpital, on peut retrouver rapidement son chez-soi – souvent plus agréable qu’une chambre d’hôpital, si bien équipé soit-elle.
Enfin, la chirurgie ambulatoire permet de faire des économies substantielles. En évitant une hospitalisation prolongée, les dépenses de santé sont fortement réduites : les chambres mises à disposition sont libérées plus rapidement, et il n’est plus utile de mobiliser une équipe sur place sur plusieurs jours… des coûts en moins pour le patient et pour la Sécurité sociale – on peut estimer au moins 25 % de réduction des dépenses.
En France, moins de 50% des opérations chirurgicales sont pratiquées en ambulatoire, et les cliniques et hôpitaux privés prennent en charge près de 70% d’entre elles.
Et chez nos voisins ? En Allemagne, 61% des opérations sont pratiquées en mode ambulatoire chaque année, et le Danemark atteint 78 %. Outre Atlantique, ce sont même 90% des opérations qui sont pratiquées de cette façon. Une tendance amenée à se développer en France, en raison de l’augmentation du nombre d’interventions (due entre autres au vieillissement de la population), et la nécessité de juguler les maîtriser les dépenses de santé – une des priorités des hôpitaux privés.

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