La télémédecine regroupe l’ensemble des pratiques issues de la rencontre des technologies de l’information et de la communication (TIC) et de la médecine. Cela couvre un domaine assez large allant du transfert de données à la relation patient-médecin.
Attention, la télémédecine n’induit pas que les médecins seront progressivement remplacés par des ordinateurs. Loin de là ! Il s’agit simplement de permettre un meilleur accès à des prestations de santé spécialisées, mais aussi d’améliorer la circulation d’informations entre médecins, et entre le patient et son médecin.
Prenons un exemple concret : un patient est emmené aux urgences dans l’établissement de santé le plus proche de chez lui pour un problème faisant appel aux compétences d’un service de gastro-entérologie… Or l’hôpital où il est admis n’en dispose pas. Grâce à la télémédecine, le service concerné pourra être sollicité dans un autre établissement de santé, permettant de réagir rapidement avec l’aide de spécialistes adaptés, tout en évitant un déplacement supplémentaire au malade.
Ceci est un exemple parmi d’autres car la télémédecine – aussi appelée télésanté – s’applique à une grande variété de domaines :
- la consultation médicale grâce à la téléconsultation / télédiagnostic
- la surveillance de personnes – en perte d’autonomie, par exemple – avec la télésurveillance
- le recueil d’avis d’expert via la télé-expertise
- la consultation de données et d’information médicales grâce à la téléformation
- la manipulation de matériel médical avec la téléchirurgie .
L’intérêt de la télémédecine est de « faire voyager les informations plutôt que le malade », mais elle pose évidemment la question de la sécurisation des données en circulation et celle des pratiques de l’examen clinique ; elle pose aussi des questions éthiques car, historiquement, le soin repose entre autres sur le contact humain.


