Comme tout médecin, Olivier Jourdain a été formé en CHU, c’est-à-dire à l’hôpital public. Après avoir fait son internat à Bordeaux et à Tours, il a rejoint la polyclinique Jean Villar à Bordeaux il y a plus d’une dizaine d’années. Un choix déterminé avant tout par le projet médical de l’établissement.

 

« J’ai reçu une proposition pour rejoindre cette clinique, dans ma spécialité, avec une équipe très sérieuse et un plateau technique performant ». La polyclinique Jean Villar assure entre autres des prestations de gynécologie, de maternité, de chirurgie, de fécondation in vitro… Un terrain très motivant pour Olivier Jourdain, spécialisé en gynécologie.
Ainsi, que ce soit pour intégrer un hôpital ou une clinique, un médecin est amené à choisir un établissement notamment en fonction de son projet médical – soit les objectifs de l’établissement et les moyens de les atteindre en matière hospitalisation, de personnels et d’équipements.

Des médecins fédérés autour d’un projet médical
Dans le public les équipes sont fixes. Les médecins doivent respecter le projet médical défini conjointement par la Commission médicale d’établissement (CME) et le directeur parce qu’ils en dépendent, qu’ils y adhèrent ou non.
Alors qu’en clinique, le statut libéral exclut toute hiérarchie entre médecins ou avec la direction. Pourtant, praticiens et responsables d’établissement privés constituent des équipes basées sur le principe d’adhésion au projet médical. C’est autour de ce projet médical que se construisent l’activité et les investissements indispensables à la bonne qualité des soins et à l’intérêt de l’exercice de la médecine. Les CME jouent pleinement leur rôle dans les cliniques.

Une relation patient-médecin au-delà des questions d’argent
Sur la question de la relation patient-médecin dans une clinique, Olivier Jourdain déplore le fait qu’il y a comme un « fantasme » qui voudrait que l’argent soit l’unique moteur. « Je suis en secteur 2 [conventionné avec honoraires libres], mais comme le font les médecins en hôpital ou en cabinet, j’accepte absolument tous les patients sans distinction. Nous [les médecins pratiquant en clinique] gagnerions à communiquer sur ce point pour rappeler que nous agissons pour la santé de tous ! »

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